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Lutte Ouvrière n°1680 du 22 septembre 2000
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Campagne officielle pour le référendum sur le quinquennat : intervention d'Arlette LAGUILLER

Mercredi 20 septembre, dans le cadre de la campagne officielle pour le référendum sur le quinquennat présidentiel, Lutte Ouvrière disposait de deux minutes et demie d'antenne sur France 2, France 3 et France Inter.

Nous publions ci-après le texte de l'intervention faite par Arlette Laguiller pour Lutte Ouvrière.

Travailleuses, travailleurs,

Eh bien oui, comme toujours, je m'adresse particulièrement à vous, ceux qui, en activité, au chômage ou à la retraite, produisent ou ont produit toutes les richesses qui font la fortune des autres.

Ceux qui ont décidé ce référendum inutile et coûteux osent nous dire que voter est un devoir alors que eux veulent faire déplacer plusieurs millions d'électeurs pour rien.

Il ne s'agit même pas de rendre un peu moins réactionnaire cette constitution de 1958, où le contrôle des députés sur le gouvernement est quasi inexistant et où le président peut dissoudre l'Assemblée à sa guise, méprisant le vote des électeurs, même si parfois cela se retourne contre lui.

Cinq ans ou sept ans, qu'est-ce que cela change alors que c'est en quelques mois qu'ils tournent le dos à leurs promesses ?

Par contre, on ne nous demande pas de modifier la constitution qui protège le droit des grandes sociétés à appauvrir le pays.

Nous demande-t-on de modifier la constitution sur les privilèges de sociétés comme Total qui se payent des pages entières dans les journaux pour annoncer des profits en hausse de 100 ou 150 %, car la marge des pétroliers augmente en même temps que le prix du brut ? Et même si la TVA était supprimée, ce qui ne serait que justice car tous les impôts indirects sont injustes, le prix à la pompe ne baisserait pas d'autant car, le passé le prouve, la marge des pétroliers ne baisse pas avec le prix du brut !

Oui, il faudrait une constitution qui impose à l'Etat de puiser dans les caisses de Total et d'Elf pour réparer les dommages causés par leurs tankers pourris dont le naufrage pollue de leurs cargaisons empoisonnées des kilomètres de côtes.

Oui, il faudrait une constitution qui impose de réquisitionner les entreprises qui licencient des milliers de travailleurs en ruinant des régions entières, tout en osant annoncer des profits en hausse.

Les pêcheurs, les routiers ont su se faire entendre. Eh bien nous tous, les travailleurs, nous pouvons le faire aussi car nous avons, tous ensemble, bien plus encore de moyens de pression.

Oui, nous pouvons nous faire entendre des politiciens au service des plus riches qui, avec un oui ou un non sur une question secondaire, veulent nous faire approuver tout le reste.

Alors, travailleuses, travailleurs, le 24 septembre, restons chez nous pour réfléchir sérieusement comment nous pourrions, à l'avenir, changer réellement les choses.


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