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Lutte Ouvrière n°2020 du 20 avril 2007
Leur société

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Sarkozy à Meaux : un candidat bien protégé par les CRS.

Vendredi 13 avril, Sarkozy s'est rendu à Meaux, dans la ville de son acolyte Jeau-François Coppé. Les travailleurs de plusieurs entreprises en cours de fermeture ou d'autres menacés de licenciement avaient prévu de lui préparer l'accueil qu'il méritait par une manifestation.

La situation dans la région est catastrophique. Plus de 150 salariés de JDC sont en cours de licenciement, après la liquidation judiciaire de l'entreprise. Par ailleurs, plus de 800 emplois sont menacés chez LSG-Gate-Gourmet, dont le tribunal de commerce de Mulhouse pourrait décider la liquidation d'ici au 2 mai prochain. 300 emplois doivent être supprimés sur le site Nestlé de Noisiel. Tous les travailleurs de ces entreprises tenaient à se faire entendre de Sarkozy.

Sa visite avait été tenue secrète le plus longtemps possible et il était évident que le candidat Sarkozy allait bénéficier d'une protection particulière de la part de la police. Mais cette fois-ci, le grand jeu a été sorti : les cars des manifestants n'ont jamais pu atteindre Meaux. Les salariés de Gate-Gourmet ont été bloqués par les forces de police sur leur site de Mitry-Mory et n'ont pas pu démarrer. Le car des travailleurs de JDC Torcy et Nestlé a, lui, été stoppé et les salariés encerclés et brutalisés à 15 km de Meaux.

La ville de Meaux elle-même a été quadrillée de gendarmes et policiers, à commencer par la gare, où des salariés de Gate-Gourmet ont été retenus. Dans le quartier où se tenait la réception, tout ce qui était noir ou maghrébin était systématiquement contrôlé et écarté.

Plusieurs centaines de gendarmes, CRS, policiers ainsi que la Brigade anti-criminalité (BAC), ont donc été mobilisées pour empêcher des travailleurs licenciés de s'adresser au candidat Sarkozy. Et aux journaux télévisés de 20 heures, ce soir-là, les téléspectateurs de tout le pays ont pu voir Sarkozy à Meaux, dans une séance de serrage de mains, sans savoir quel était l'envers du décor.

Sarkozy peut toujours parler de « réhabiliter le travail ». Il ne veut surtout pas croiser les travailleurs lorsqu'ils sont mobilisés !

Correspondant Lutte Ouvrière.


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