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Lutte Ouvrière n°2189 du 16 juillet 2010
Dans le monde

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Gaza : toujours sous la férule israélienne

Benyamin Netanyahou et Barack Obama se sont rencontrés mardi 6 juillet. Au terme de cette rencontre, Obama a renouvelé son soutien au dirigeant israélien, le félicitant même de « l'allégement » du blocus de Gaza.

Le gouvernement israélien a en effet annoncé la levée de l'interdiction de l'entrée de certains produits dans la bande de Gaza, sous embargo depuis 2007.

Les conséquences du blocus pour les Palestiniens sont dramatiques. Ceux-ci vivent dans un véritable champ de ruines causées par les bombardements israéliens en janvier 2009. À Gaza, 70 % de la population vit avec moins de deux dollars par jour. Pour se nourrir, neuf personnes sur dix dépendent de l'aide alimentaire de l'ONU. Et d'après un rapport du Programme des Nations unies pour le développement, plus d'un an après les bombardements, les trois quarts des infrastructures détruites ou endommagées ne sont toujours pas reconstruites ou réhabilitées, y compris 82,5 % des écoles.

L'allégement du blocus concerne surtout des produits alimentaires. Quant aux matériaux de construction, Israël les autorise désormais, mais juste pour des projets réalisés sous l'égide de la communauté internationale, c'est-à-dire des principales puissances occidentales. Et encore, la directrice de l'ONG israélienne Gisha dénonce les délais d'entrée des marchandises : « Il a fallu neuf mois à l'UNRWA (une agence de l'ONU) pour négocier l'entrée de chargements de camions pour un projet immobilier à Khan Younès qui était achevé à 85 %. Imaginez combien d'années cela prendrait pour négocier les dizaines de milliers de chargements nécessaires pour reconstruire Gaza. »

Dans cette situation, l'allégement annoncé est une mesure dérisoire et qui n'a rien à voir avec ce que réclament les Palestiniens : la levée totale et immédiate du blocus. Les félicitations adressées à Netanyahou par Obama ne font ni de l'un ni de l'autre des apôtres de la paix. Le premier reste un affameur, le second son complice.

Patrick GARREL


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