Lutte Ouvrière n°2206 du 12 novembre 2010
À l'AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris), il manque tellement de médecins que l'on fait appel à des médecins étrangers que l'on sous-paye. Sans eux, les hôpitaux publics seraient en pénurie. Or, quand la direction de l'AP-HP décide qu'elle n'a plus besoin d'eux, elle ne renouvelle pas leur contrat du jour au lendemain. C'est ce qui s'est passé à Saint-Antoine dans le service d'hématologie. Une interne algérienne, qui devait avoir son poste renouvelé le 2 novembre au moment de la rotation des internes dans tous les services, a appris la semaine précédente que son contrat s'arrêtait. La direction de l'AP-HP et de l'hôpital n'ont pas voulu revenir sur leur décision, malgré les protestations des autres médecins du service. Pour ajouter à cette injustice, elle a reçu une lettre lui demandant de quitter son logement en cité U dans les trois jours. Elle se voit obligée de retourner en Algérie. Avec ses salariés, l'hôpital et son administration se comportent comme des patrons, et de bas étage. Correspondant LO |