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Lutte Ouvrière n°2276 du 16 mars 2012
Leur société

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Projet de réforme du bac : l'instruction coûtant trop cher, Chatel veut essayer l'ignorance

Le ministre de l'Éducation nationale Luc Chatel a annoncé lundi 12 mars une énième réforme du bac. Elle a cette fois-ci le mérite de la franchise et ne se dissimule pas sous des arguties pédagogiques de plus ou moins bonne foi. D'après le gouvernement, le bac doit changer parce qu'il est trop coûteux.

Ainsi, après avoir supprimé tellement de postes d'enseignants que certains proviseurs doivent recruter des professeurs par petites annonces, après avoir réduit le personnel pédagogique, technique, administratif et de santé, le gouvernement en vient tout naturellement à affirmer que l'organisation centralisée des examens coûte trop cher.

Cette réforme est en fait déjà entrée progressivement en application dans les lycées professionnels, ceux que fréquentent les enfants des classes populaires. Ces derniers passent en effet un nombre croissant d'épreuves du bac dans leur classe, sur un sujet écrit et corrigé par leur propre professeur. Il s'agirait d'étendre cette procédure à tous les lycéens et à quasiment toutes les disciplines. Cela constituerait une source d'économies évidente pour le ministère, puisque tout le travail serait fait localement, avec les moyens humains, techniques et financiers des établissements... dont les ressources dépendent des régions et sont de toute façon bloquées. Et ce serait aussi la fin du diplôme national.

Les autres modifications contenues dans la réforme, de la diminution du nombre de langues vivantes à l'introduction de notes éliminatoires, visent le même objectif : faire des économies. Au fond, pour Chatel et les siens, l'instruction publique sera toujours trop onéreuse.

Paul Galois


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