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Lutte Ouvrière n°2307 du 19 octobre 2012
Leur société

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En finir avec les retraites de survie

Des manifestations pour la défense des retraités se sont déroulées jeudi 11 octobre dans tout le pays. Elles demandaient la revalorisation des retraites et des minima sociaux ainsi que l'annulation des prétendues « réformes » qui depuis 1993 se sont attaquées aux conditions de départ à la retraite et au montant des pensions.

La taxe de 0,3 % qui sera appliquée en 2013 au revenu des retraités imposables (7,5 millions sur 16) n'est que la dernière de ces attaques. Ce n'est pas la plus coûteuse pour les retraités mais, décidée par le gouvernement socialiste, elle est symbolique d'une politique qui consiste à s'en prendre aux petits, aux pauvres, au monde du travail, et jamais aux riches et aux puissants. Eux, au contraire, ont droit aux cadeaux, aux exonérations, aux subventions de toute sorte.

Dans ces manifestations, on entendait souvent rappeler comment le gouvernement s'est empressé de faire marche arrière sur son projet d'imposer un peu plus les plus-values réalisées lors de la vente d'entreprises. Les patrons ainsi menacés se sont présentés comme des « pigeons » plumés par le fisc. Des pigeons gros et gras, qu'on épargne finalement, alors qu'on taxe les modestes retraites gagnées par des dizaines d'années de travail et de cotisations.

Le gouvernement présente la taxe de 0,3 % comme une mesure d'équité, qui fait participer les retraités au financement de la dépendance, tout comme les salariés y participent par le prélèvement de la « journée de solidarité ». Il fait valoir qu'il va aussi imposer davantage les plus riches. Mais ce n'est pas « partager » l'effort que de prélever trois euros sur une retraite à la hauteur du smic, et quelques centaines ou milliers d'euros sur des revenus millionnaires. C'est prélever d'un côté sur le nécessaire et de l'autre sur le superflu. C=est aussi inique que d'appliquer « également » l'impôt sur le revenu aux salariés et aux capitalistes.

Il faut empêcher le gouvernement de tailler encore dans les retraites et exiger leur augmentation pour tous les travailleurs.

Vincent GELAS


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