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Lutte Ouvrière n°2325 du 22 février 2013
Leur société

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De Sarkozy à Hollande : l'austérité contre les travailleurs

Depuis leur prise de fonction, Hollande et son Premier ministre Ayrault ont soigneusement poursuivi la politique d'économies du gouvernement précédent : diminution du nombre de fonctionnaires, blocage de leurs salaires, coupes dans les budgets sociaux, transmission de certaines responsabilités de l'État aux collectivités locales sans leur en fournir les moyens financiers, etc. Mieux même, Hollande a réussi à mettre en place certaines promesses de son prédécesseur, comme la hausse de la TVA et la destruction du droit du travail par la mise en place de « l'accord compétitivité ».

Les propositions de Sarkozy étant épuisées, Hollande va désormais se consacrer à mettre en place les siennes propres. Le gouvernement Ayrault a dû reconnaître officiellement que l'objectif de ramener le déficit budgétaire à 3 % ne serait pas atteint. Mais c'est un argument de plus pour annoncer ou laisser fuiter les projets de nouvelles mesures d'austérité : toujours plus d'économies dans les services de l'État (au moment même où on s'aperçoit qu'on manque cruellement par exemple d'inspecteurs vétérinaires) ; baisse des dotations aux collectivités territoriales ; baisse ou fiscalisation des allocations familiales ; gel des retraites, voire leur baisse par augmentation des cotisations versées par les pensionnés ; nouveau recul de l'âge de départ en retraite ; économies sur la formation professionnelle, le logement, l'aide aux chômeurs... on en oublie, mais les conseillers de Hollande et Ayrault, eux, penseront à tout !

Ministres et commentateurs autorisés, s'ils peuvent discuter les détails de telle ou telle mesure, s'accordent pour dire que tout cela est indispensable, car la « France doit éviter de creuser sa dette et parvenir à limiter son déficit budgétaire ».

Mais la dette a été creusée et continue de l'être chaque jour pour le seul profit des grandes entreprises et des banques. Non seulement Hollande n'a rien défait des cadeaux faits aux riches par les gouvernements précédents, à peine a-t-il modifié l'emballage du bouclier fiscal, mais il en a rajouté de nouveaux. C'est même au nom du dernier cadeau en date, les vingt milliards de crédit d'impôt aux patrons, qu'il voudrait imposer de nouvelles mesures d'austérité aux travailleurs.

Avec Hollande ou Sarkozy, Fillon ou Ayrault, la soi-disant « dette de la France » est celle des capitalistes. À eux de la payer, et non aux travailleurs.

Paul GALOIS


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