Quelles que soient les modifications apportées lors des débats parlementaires sur la deuxième loi des 35 heures, il est évident que cette loi ne sera pas un progrès
pour les travailleurs, mais une régression sociale favorable aux patrons.
Cette loi offre au patronat plus de possibilités encore de faire varier les horaires de travail à sa guise, d'introduire le travail de nuit et le travail du samedi, de faire sauter
les temps de pause, de faire travailler plus de quarante heures certaines semaines, sans avoir à payer d'heures supplémentaires. Dans beaucoup d'entreprises, l'application de
la loi se traduit par une baisse de salaire. Et l'obligation de négocier entreprise par entreprise morcelle la force collective des travailleurs et favorise l'arbitraire du patronat.
Le fait que le gouvernement socialiste présente cette loi comme la grande œuvre sociale de la gauche plurielle montre seulement qu'il ne faut pas compter sur le gouvernement pour
améliorer le sort des travailleurs.
Et le plus cynique, c'est que cette loi prévoit un cadeau supplémentaire de 110 milliards pour les patrons, sans même que ceux-ci aient la moindre obligation d'embaucher en
contrepartie. Ainsi, pendant (...)
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