L'augmentation du SMIC à partir du 1er juillet est dérisoire. Ce qui n'a pas empêché le président du MEDEF, le baron Seillière, de protester, en
affirmant que toute hausse est préjudiciable à l'emploi des bas salaires. Ce rejeton de la famille des maîtres de forges De Wendel, qui, pour être riche, n'a eu
à se donner que la peine de naître, trouve excessifs les 6 881 F brut, soit 5 400 F net, que touchent deux millions de travailleurs payés au SMIC dans ce pays. Et encore, ce nombre
est celui des smicards payés à temps complet. Mais trois millions de travailleurs supplémentaires, du fait du temps partiel imposé, de l'intérim ou d'une des
nombreuses formules de précarité inventées par le patronat ou le gouvernement au fil des ans, ne touchent même pas cette somme.
Tirant profit des années de chômage qui sont loin d'être terminées malgré les cocoricos officiels ; bénéficiant du soutien sans faille de tous les
gouvernements, le patronat pèse de toute sa puissance pour pousser les salaires vers le bas. C'est grâce à ces bas salaires que les entreprises peuvent réaliser ces 20
ou 30 % de profit qui semblent être devenus la norme. C'est en raison aussi de ces bas salaires, en raison (...)
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