A l'approche du référendum sur le passage du septennat au quinquennat, il est de plus en plus clair que celui-ci n'est qu'une fumisterie. Car si, d'après tous les
sondages, les électeurs se désintéressent - et on les comprend - de la question posée, les partis qui nous disent qu'il est important de voter
« oui » (le RPR, l'UDF, le Parti Socialiste), comme les politiciens qui affirment qu'il est capital de répondre « non » (Pasqua et Le Pen),
ne se donnent même pas la peine de faire campagne pour défendre leur opinion : il n'est pour s'en convaincre que de voir les panneaux officiels qui dans nombre d'endroits
restent absolument vides.
Le seul argument que l'on entende répéter par les uns et les autres à la radio et à la télévision, c'est que les électeurs devraient,
puisqu'on leur en donne la possibilité, utiliser leur droit de vote.
Mais entre la Constitution réactionnaire de la Cinquième République, avec un président élu pour sept ans, et la même Constitution, tout aussi
réactionnaire, avec un président élu pour cinq ans, pourquoi devrions-nous choisir ? En quoi un mandat de cinq ans permettrait-il de mieux contrôler le président
élu, alors qu'il a fallu moins d'un an à Chirac (...)
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