En quelques jours, la tentative consciente ou pas d'un négociant en bétail d'envoyer aux abattoirs une vache qui s'est révélée atteinte de la fameuse
maladie de la « vache folle », la vente par des grandes surfaces de viande (peut-être contaminée) provenant du même troupeau, comme la découverte de
plusieurs cas de cette maladie dans des élevages français, ont provoqué des craintes légitimes.
Dans le monde des commentateurs, c'est à qui proposera sa « bonne idée » : il faudrait que les scientifiques mettent au point des tests plus fiables (mais
est-ce scientifiquement possible à court terme ?), il faudrait soumettre dans les abattoirs toutes les bêtes à ces tests (mais que faire d'elles en attendant les
résultats ?), etc. Sans parler du coût pour les contribuables de la généralisation de tels tests.
Mais il y a par contre une mesure qui s'imposerait et que n'évoquent jamais les responsables de la santé publique : l'interdiction de toute farine animale dans les aliments
destinés aux animaux d'élevage. Car si celles-ci sont effectivement prohibées en ce qui concerne les bovins, elles ne le sont pas dans les aliments destinés aux porcs
et aux volailles.
Pourquoi le gouvernement ne (...)
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