L'Assemblée a voté le 28 novembre la proposition du gouvernement d'autoriser le travail de nuit des femmes, au nom de l'égalité entre les sexes. Nous nageons
là en pleine hypocrisie.
En effet, si l'égalité entre les hommes et les femmes constituait vraiment la préoccupation du gouvernement, il pourrait d'abord le démontrer en faisant en sorte
qu'il n'y ait plus de discrimination entre les hommes et les femmes en matière de salaire, ce qui n'est évidemment pas le cas aujourd'hui.
En outre, bien que légalement interdit, le travail de nuit des femmes est aujourd'hui largement répandu, puisqu'il concerne déjà près de 800 000 femmes
salariées, les autorités administratives accordant des « dérogations » à la quasi-totalité des entreprises qui en font la demande.
Il n'y a pas eu besoin d'une nouvelle loi, par exemple, pour que la direction de l'usine Peugeot de Sochaux annonce tout récemment qu'elle était en train de mettre en
place une équipe de nuit comprenant de nombreuses femmes, en se félicitant (et cela a largement été repris par la grande presse) du fait qu'elle avait trouvé
sans mal des volontaires.
Que des femmes qui ne perçoivent que des salaires de misère aient accepté de (...)
lire la suite