Après le succès de la journée du 25 janvier, celui de la journée de la Fonction publique le 30 janvier, contre la politique salariale du gouvernement, mesure l'ampleur
du mécontentement des salariés, tous secteurs confondus.
Les fonctionnaires s'insurgent, à juste titre, contre les dérisoires propositions de leur ministre Sapin, qui leur propose une augmentation de 0,5 %. Une misère, quand on sait
que leur pouvoir d'achat a considérablement régressé depuis 1982. On voudrait nous faire croire qu'ils sont des privilégiés. Privilégiés les
aides-soignantes, les infirmières, les postiers, les cheminots, les instituteurs ? Alors que plus de la moitié d'entre eux gagnent moins de 9 600 F net par mois pour accomplir des
tâches indispensables à la collectivité ! Des milliardaires comme le baron Seillière ou son acolyte Kessler et leurs porte-parole osent le prétendre et
prétendre même qu'ils seraient trop nombreux. Mais on sait, dans les milieux populaires, que c'est un mensonge colporté par des nantis.
Si le gouvernement refuse l'augmentation des salaires de ceux qui dépendent de lui, c'est bien sûr pour disposer de milliards destinés au patronat. Mais c'est aussi
pour montrer qu'il sait (...)
lire la suite