On n'en finirait plus d'énumérer les licenciements collectifs, les fermetures d'entreprises qui se succèdent depuis deux semaines et qui sont annoncés pour les
semaines à venir. Et rien ne dit que cela s'arrêtera là.
Aujourd'hui, tout travailleur est un licencié en puissance car les actionnaires veulent toujours plus. Il leur faut des bénéfices, encore des bénéfices, toujours
des bénéfices. Non seulement des bénéfices en augmentation, mais des bénéfices supérieurs à ceux de leurs concurrents. Sinon ces actionnaires
vendent leurs actions pour acheter celles qui montent.
Et on le voit, le meilleur moyen qu'ont ces messieurs du capital pour faire monter leurs actions, c'est de programmer de plus en plus de licenciements, car plus ils produisent avec moins de
travailleurs, plus ils empochent. D'où l'augmentation des cadences, l'intensification du travail même dans les emplois qui peuvent apparaître les plus
protégés, comme dans les bureaux, les services publics, ou même les administrations.
Les sages-femmes n'accouchent pas encore les bébés à la chaîne. Mais là aussi il faut accoucher plus de mamans avec moins de sages-femmes. Et dans les
maternités privées c'est pire que dans les (...)
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