Trois jours après la manifestation du 9 juin, on a appris qu'un accord avait été trouvé entre le Parti Communiste et le Parti Socialiste. Finalement, moyennant quelques
amendements, les députés du PCF s'apprêtaient à voter la loi Guigou, cette même loi pour laquelle ils avaient annoncé il y a deux semaines leur intention de
voter contre, ce qui avait amené le report du vote de l'Assemblée.
Cette loi, même amendée, n'empêchera pourtant pas un seul licenciement « boursier », ou plus généralement économique, de la part des
entreprises qui font des profits énormes, ou de celles qui affichent de moins bons résultats, mais dont les actionnaires sont déjà immensément riches par ailleurs
(quand ces actionnaires ne sont pas tout simplement d'autres sociétés, qui elles font des profits).
La seule obligation que prévoit la loi Guigou pour une direction qui veut licencier, c'est de permettre au comité d'entreprise de discuter ce qu'on appelle hypocritement un
« plan social » (en fait un « plan anti-social »). Mais est-ce que le comité d'entreprise pourra s'opposer à ce plan ? Bien sûr
que non. Il pourra juste en discuter les modalités. Car en cas de désaccord, comme d'habitude, c'est la position (...)
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