De semaine en semaine, on peut voir ce qu'est la réalité de cette « modernisation sociale » dont parlent le MEDEF, le gouvernement et certains dirigeants
syndicaux.
Tchuruk, le PDG d'Alcatel, a annoncé son intention de se débarrasser de la quasi-totalité des usines de son groupe, n'en conservant que 12 sur 120. Alcatel deviendrait
alors, selon la formule délibérement provocante qu'il a employée, « une entreprise sans usines ».
Cela ne signifie pas qu'Alcatel cesserait d'amasser les profits considérables qu'il réalise en exploitant des dizaines de milliers de travailleurs, mais simplement qu'il
revendrait ces travailleurs, en même temps que les usines qu'il possède, à des sous-traitants.
Du coup, Alcatel n'aurait plus à s'occuper d'imposer les cadences de travail, ni des embauches et surtout des licenciements. Ce serait à ces sous- traitants de le faire. Il
leur reviendrait de choisir les méthodes les plus efficaces pour produire, pour licencier, pour déplacer leurs usines, ou même pour s'évanouir dans la nature comme cela
s'est vu. Alcatel et ses actionnaires se contenteraient d'encaisser les dividendes.
Pour les salariés, cela impliquerait à coup sûr une remise en cause, à la (...)
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