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Lutte Ouvrière n°1740 du 23 novembre 2001
Moulinex : Après les salaires de misère, une prime de licenciement de misère
Non aux licenciements ! Avec sa fortune, le patronat peut payer
Moulinex : Après les salaires de misère, une prime de licenciement de misère
Editorial
Les licenciés de Moulinex vont toucher 80 000 F de prime, venant s'ajouter à ce à quoi ils ont droit comme indemnités légales de licenciement. 80 000 F, c'est une misère. A peine une année de salaire au SMIC. Et après, une fois cette somme dépensée ? Ce que certains commentateurs ont le toupet d'appeler une « surprime », comme si c'était un cadeau, est insignifiant comparé aux milliards que les gros actionnaires successifs de l'entreprise ont accumulés, et qui ont été transformés en comptes en banque bien garnis, en manoirs cossus, en bijoux, en tableaux de maître, ou encore en placements boursiers qui, bon an mal an, continuent à grossir leur magot. Et encore, tous les licenciés n'auront pas droit à ces 80 000 F. Pour les mériter, il aura fallu travailler au moins 25 ans dans cette entreprise. Ceux qui ont moins d'ancienneté, à commencer par ceux qui avaient travaillé dans d'autres entreprises de la région, et qu'on avait reclassés chez Moulinex, toucheront moins. On nous dit que cette concession à des femmes et des hommes que l'on va jeter à la rue, après les avoir exploités toute une vie, se chiffrerait globalement à 189 millions de F. Et il se trouve des politiciens de droite (...) lire la suite
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