Chirac et Jospin, qui se disputent le poste de président de la République, sont au pouvoir, l'un depuis sept ans, l'autre depuis cinq. On a donc pu juger leur politique.
Chirac est ouvertement au service du grand patronat. Ses deux principaux soutiens, Balladur et Juppé, ont signé des attaques majeures contre les acquis du monde du travail. C'est
Balladur qui a décidé d'allonger la durée de cotisations pour la retraite à 40 annuités dans le privé. Juppé a tenté, en 1995, de
compléter ce mauvais coup en tentant d'élargir cette mesure aux travailleurs du secteur public. Mais les cheminots et les autres travailleurs du secteur public ont réagi et il
a dû piteusement faire machine arrière.
C'est bien la preuve que les travailleurs peuvent faire reculer un gouvernement. Comme en 1936, où un gouvernement de gauche et le patronat ont dû céder aux exigences des
travailleurs. Comme en 1968, où un gouvernement de droite avait dû reculer devant la grève générale.
Jospin a prétendu, ces jours-ci, que son gouvernement avait « tenu ses promesses » et que c'était « avec un gouvernement de gauche que les
problèmes de chômage, de retraite, et de santé trouveront une réponse. »
Mais pourquoi ce (...)
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