Finalement, les syndicats ont été reçus par le ministre du Travail, histoire de montrer que le nouveau gouvernement est pour « le dialogue social ». Mais
Raffarin a annoncé par avance que les smicards n'auront que les 2,4 % d'augmentation légale correspondant à l'inflation officielle.
Les deux millions sept cent mille smicards devront donc se contenter de ce qu'ils ont. Comme devront s'en contenter tous ceux - et ils sont plus nombreux encore - qui n'ont qu'un
emploi précaire ou à temps partiel non choisi et qui, tout en étant payés sur la base du Smic, sont contraints de vivre avec une somme inférieure aux 897 euros (5877
F) du Smic mensuel net.
Quant aux chômeurs, ils n'ont droit qu'à une revalorisation de 1,5 % de l'allocation chômage. Par contre, la cotisation à l'assurance chômage, elle, va
augmenter (comme le prix de la carte Orange pour les travailleurs de la région parisienne). L'allongement du délai de carence de 7 à 8 jours est le détail qui en dit
long sur le mépris qu'ont tous ces gens pour le monde du travail. Voler une journée d'indemnisation de plus à ceux qui viennent d'être licenciés, il
fallait le faire !
Et tout cela sous prétexte que la caisse d'assurance (...)
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