Chirac a fait mine de s'étrangler d'indignation devant les « hommes d'affaires véreux », ces « voyous des mers », responsables des
marées noires, Raffarin s'est fait photographier sur une plage souillée, donnant un coup de pied rageur dans une boulette de fuel. À défaut de prévenir ce genre
de catastrophe, à défaut même d'y faire face une fois qu'elle s'est produite, ces gens-là savent se mettre en scène pour dégager leur propre
responsabilité et surtout celle du système qu'ils servent.
Mais, derrière les phrases ronflantes et l'agitation médiatique, la population des 200 kilomètres de rivage pollués est abandonnée face aux conséquences
de la marée noire qui, après avoir souillé les côtes de Galice en Espagne, est en train de souiller les côtes du sud-ouest de la France. C'est un désastre
pour des milliers de femmes et d'hommes qui vivent des ressources de la mer et du littoral et une catastrophe pour la faune et la flore marines. Et de façon durable, d'autant que le
navire-poubelle Prestige n'a encore déversé que moins de la moitié de sa cargaison !
Pour faire semblant d'agir, l'État a débloqué une somme dérisoire et a annoncé l'envoi de 200 militaires. Mais, comme l'a fait (...)
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