Dans quelques semaines, quelques jours peut-être, l'armée du pays le plus puissant et le plus riche du monde, flanquée de quelques alliés, partira à l'assaut
d'un pays pauvre. Les prétextes invoqués pour agresser l'Irak ont beau s'évanouir les uns après les autres, ce pays a beau ouvrir toutes ses portes devant les
inspecteurs de l'ONU et détruire son armement sur leurs injonctions, les dirigeants américains affichent leur détermination à déclencher la guerre.
Tout le monde sait que la guerre sera meurtrière. Tout le monde sait que des centaines de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants vont mourir sous les bombes ou de faim. Tout le monde
sait que ce pays, déjà meurtri par la guerre du Golfe, ruiné par douze ans de bombardements, appauvri par un embargo international, sera transformé en champ de ruines. Cela
ne fait rien: la guerre aura lieu quand même, répètent les dirigeants américains.
Mais qui a intérêt à cette guerre? Certainement pas les peuples, pas même celui des États-Unis. Car si la guerre fera des victimes surtout en Irak, elle en fera aussi
parmi les soldats américains. Et, dans les manifestations contre la guerre aux États-Unis même, beaucoup ont évoqué le (...)
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