La grève des « intermittents » du spectacle peut sembler marginale, mais elle s'inscrit en fait dans l'ensemble des mouvements de protestation dirigés,
à juste titre, contre les attaques du gouvernement et du patronat sur les retraites, les allocations chômage, la Sécurité sociale.
Ces « intermittents » sont en fait des travailleurs intérimaires, des comédiens certes, mais surtout des techniciens: éclairagistes, cameramen, machinistes,
etc., dont les entrepreneurs de spectacles ont absolument besoin, comme le prouve le fait que leur grève risque d'empêcher la tenue de tous les festivals d'été.
Il faut un fier culot au ministre de la Culture, Aillagon, pour oser dire que ces grévistes « prennent les spectateurs en otages ». Mais il est vrai que, pour les
gouvernants, tous les travailleurs qui revendiquent sont des preneurs d'otages. Les enseignants en lutte par rapport à leurs élèves, les cheminots et les travailleurs des
transports vis-à-vis des usagers. Par contre, pas un seul ministre n'oserait utiliser cette expression pour désigner les patrons qui n'hésitent pas à fermer des
usines et à jeter à la rue des milliers de travailleurs.
La vérité, c'est qu'en augmentant le nombre (...)
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