Le gouvernement veut tant convaincre les électeurs que le scrutin de dimanche 21 mars est une consultation purement locale que Raffarin a lancé l'idée saugrenue
d'organiser à l'avenir des élections à des dates différentes pour chaque région. A quand des élections municipales à des dates
différentes pour les 36000 communes du pays?
Lundi matin 15 mars, on a même pu entendre sur France-Inter le chiraquien François Baroin, ex-porte-parole du gouvernement Juppé, expliquer qu'il ne s'agissait pas le
dimanche suivant de se prononcer sur la politique de Raffarin, mais de choisir des présidents de région. Ce qui revient à dire: « C'est pas moi, c'est
lui ».
Il est clair que les représentants de la majorité parlementaire, qui ne se font pas d'illusions sur la popularité du gouvernement dans l'électorat populaire,
craignent un « vote sanction ». Ils ont raison de le craindre, car sanctionner la politique du gouvernement est la seule chose d'utile que les travailleurs peuvent faire dans
ces élections avec leur bulletin de vote.
Le gouvernement Chirac-Raffarin est aux ordres du grand patronat. Les prétendues « réformes » des retraites, des allocations chômage ou de la
Sécurité sociale, constituent (...)
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