Le 13 juin, les électeurs de 25 pays seront appelés à élire le Parlement européen. Mais que les votes envoient au Parlement un peu plus de députés de
droite ou, au contraire, de gauche ne pourra ni faire ni défaire les gouvernements. De toute façon, les choses décisives ne se déterminent pas dans les parlements, ni
nationaux ni européen.
La droite française cherchera, dans ces élections, à faire oublier le désaveu qu'elle a reçu aux élections régionales. Le Parti Socialiste voudra
à nouveau récupérer à son profit le mécontentement provoqué par la politique gouvernementale.
C'est pourquoi Lutte Ouvrière et la Ligue Communiste Révolutionnaire présenteront des listes communes dans ces élections. Aux élections précédentes
en 1999, ces listes avaient permis l'élection de cinq députés LO-LCR au Parlement européen. Une loi antidémocratique a modifié le mode de scrutin. Ce qui
a pour conséquence qu'avec plus de voix qu'en 1999, au lieu de cinq députés, nous risquons de n'en avoir aucun. Par ce trucage, le gouvernement veut empêcher que
le courant politique qui s'est manifesté en faveur d'Arlette Laguiller ou d'Olivier Besancenot puisse avoir des porte-parole au Parlement européen. Cela (...)
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