Le prétendu référendum organisé par la direction de l'usine Bosch de Vénissieux, destiné à légitimer une augmentation du temps de travail
sans augmentation de salaire, imposée sous la menace d'une délocalisation de l'activité, est bien significatif de l'attitude du patronat et du gouvernement en ce qui
concerne la remise en cause des 35 heures.
Si le Medef se plaint, comme toujours, de ce que le gouvernement n'en fait pas assez pour lui, le patronat ne souhaite pas l'abolition pure et simple de la loi à laquelle Martine Aubry,
en tant que ministre socialiste du Travail de Jospin, a donné son nom. En effet, cette loi, dans la plupart des accords négociés avec les syndicats, a apporté aux
employeurs des avantages non négligeables dans le domaine de la « flexibilité » du temps de travail et des clauses de « modération
salariale ».
En affirmant le 14 juillet que la durée légale de la semaine de travail resterait fixée à 35 heures, mais qu'il fallait « assouplir » la loi,
Chirac allait tout à fait dans le sens du patronat. Il a certes ajouté qu'en matière salariale les travailleurs « devraient s'y retrouver sur leur feuille de
paye », mais il s'est bien gardé de prendre position sur le cas de (...)
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