Avant de partir, au frais, en vacances, Raffarin a annoncé, dans le cadre de la présentation du budget 2005, des mesures confirmant qu'il entend garder le même cap: à
toute vapeur en faveur des patrons, tandis que les travailleurs sont invités à souquer plus fort. Du moins ceux qui resteront sur le bateau et qui ne seront pas jetés par-dessus
bord car il n'y a pas de trêve estivale pour les plans dits sociaux.
Aux mesures déjà annoncées concernant le grignotage des remboursements de la Sécu, la remise en cause des rares clauses qui, dans la loi Aubry sur les 35 heures,
avantageaient les salariés, s'ajoute l'annonce de repousser l'uniformisation des différents Smic, de même que l'augmentation du Smic, mesures qui avaient pourtant
été promises, l'une pour 2005 et l'autre pour 2004. Cette promesse ne sera donc pas tenue et ce n'est ni la première ni la dernière, concernant les promesses
aux salariés. Cela dit, si cette mesure prend place dans la discussion budgétaire, c'est que l'État doit compenser, sous forme de baisse des charges, cette uniformisation
du Smic. Et ainsi, cette mesure ne coûtera rien au patronat.
En même temps que ce coup de ciseaux dans les timides promesses faites (...)
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