Pendant des semaines, il ne s'est pas passé un jour sans que la télévision montre des images de maisons démolies, de femmes, d'hommes et d'enfants tués
en Palestine par l'armée israélienne. Sous la dénomination cynique de «Jour de pénitence», l'armée israélienne a mené une
opération militaire avec des chars d'assaut et des hélicoptères contre Gaza, cette étroite bande de terre où s'entassent un million de Palestiniens vivant
dans une misère effroyable.
Le prétexte de l'opération était de mettre fin aux lancements de roquettes à partir de Gaza vers le territoire israélien. Mais, à en juger par les
dizaines et les dizaines de morts civils, chaque jour, parmi lesquels des enfants se rendant à l'école, il s'agissait surtout d'infliger une punition collective à
toute une population.
Le gouvernement d'extrême droite de Sharon ne fait même plus mine de discuter avec les dirigeants de l'«Autorité palestinienne», une caricature d'État
installée sur un territoire exigu, pauvre et morcelé. Son objectif est d'engager un processus unilatéral en séparant les populations israélienne et
palestinienne. L'expression la plus barbare de cette séparation est le mur que l'État d'Israël est en train (...)
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