Le soixantième anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz a donné lieu à une multitude d'émissions de télévision, d'articles de
journaux, au nom du « devoir de mémoire », pour éviter, nous dit-on, que de tels faits puissent se reproduire. Et c'est vrai qu'il faut se souvenir, mais
pas seulement de l'abominable existence des camps de concentration, de la barbarie nazie, mais aussi des raisons qui ont permis cela.
En guise d'explication, on nous dit qu'Hitler était plus ou moins fou, que les dirigeants nazis étaient des sadiques. Mais quasiment aucun de ceux qui commentent aujourd'hui
ces événements ne nous explique comment et pourquoi ce fou et ces sadiques ont pu se retrouver au pouvoir dans un des pays les plus civilisés du monde.
La vérité est que, bien avant l'arrivée de Hitler au pouvoir, les milices nazies ont bénéficié d'aides financières considérables de la
part du grand patronat allemand, des Krupp et des Thyssen, qui y voyaient un instrument capable de s'opposer à la classe ouvrière allemande. Ces milices avaient recruté des
milliers de petits commerçants enragés, car ruinés par la crise économique qui avait éclaté en 1929, mais aussi recruté dans les bas-fonds de (...)
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