La journée du 4 octobre a été un succès. La participation aux manifestations a été importante, autant dans de nombreuses villes de province qu'à
Paris, où, aux côtés des travailleurs de la SNCF, des transports en commun, des communaux, des postiers et de bien d'autres du service public, nombreux étaient les
travailleurs du privé, et pas seulement ceux des entreprises menacées de plans de licenciements. C'est un encouragement pour tous les travailleurs.
Mais cela ne peut pas s'arrêter là. Une journée d'action n'inquiétera le gouvernement et surtout le grand patronat que s'ils ont des raisons de redouter que
cela ne s'arrête pas là et que la classe ouvrière utilise à l'avenir sa force face à l'offensive du patronat et du gouvernement.
On ne peut plus compter les coups qui sont portés aux travailleurs, et par le patronat, et par le gouvernement. Les grandes entreprises, même celles qui croulent sous les milliards,
licencient, bloquent les salaires et n'embauchent pratiquement plus qu'en intérim ou en contrats précaires. Le gouvernement leur facilite la tâche en supprimant le peu qui,
dans la loi, protège encore les travailleurs. Il y ajoute ses propres mesures visant à réserver le (...)
lire la suite