Le gouvernement a commencé la privatisation d'EDF. Il ne peut même pas prétendre, comme il l'a fait récemment, mensongèrement, pour la SNCM, qu'il
s'agit de « sauver » de la faillite une entreprise d'État. EDF est largement bénéficiaire au point de racheter des entreprises ailleurs dans le
monde.
Même nationalisée, EDF rendait service surtout aux grandes entreprises, c'est-à-dire au grand patronat. Mais ses bénéfices aguichent les groupes privés
auxquels le gouvernement s'apprête à la livrer. EDF sera cotée en Bourse, actionnaires et boursicoteurs pourront faire du profit privé sur la production et la
distribution de l'électricité, produit de première nécessité qui, comme la distribution de l'eau, devrait être un service public.
La privatisation se traduira inévitablement par des restructurations, des suppressions d'emplois et une aggravation des conditions de travail des agents EDF.
Les ténors du Parti Socialiste font mine de protester contre la privatisation d'EDF. Mais comment oublier que les ministres socialistes, de Strauss-Kahn à Fabius, ont appelé
de leurs vœux l'ouverture d'EDF aux capitaux privés? L'accord sur l'ouverture complète du marché du gaz et de l'électricité a
été (...)
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