Pendant plusieurs jours, après la mort de deux jeunes électrocutés en cherchant à fuir la police, la ville de Clichy-sous-Bois a été le théâtre,
chaque nuit, d'affrontements entre la police et plusieurs centaines de jeunes d'un quartier populaire. L'agitation s'est étendue dans plusieurs localités dans la
région parisienne.
Clichy-sous-Bois, c'est la banlieue parisienne. Mais la violence aurait pu exploser dans les banlieues de Lyon, Strasbourg, Lille ou ailleurs, et pour les mêmes raisons.
Bien sûr, les principales victimes de ces violences sont les habitants de ces banlieues. Les voitures qui brûlent ne sont pas des voitures de milliardaires ou de ministres, mais celles de
travailleurs qui vivent dans ces quartiers. C'est pourquoi, lorsque les jeunes s'en prennent aux pompiers en tant que représentants de l'autorité, cela ne montre pas une bien
grande conscience.
C'est là-dessus que s'appuie Sarkozy pour déployer toute sa démagogie sécuritaire en promettant de « nettoyer au karcher » La Courneuve,
« d'éradiquer la gangrène » à Argenteuil et de s'en prendre à « la racaille », à Clichy-sous-Bois. Et de tenter
de se poser en défenseur des quartiers populaires en leur promettant d'y (...)
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