L'État, selon certains, serait au service de la collectivité nationale tout entière. Il défendrait l'intérêt général, comme s'il
pouvait exister un intérêt commun aux travailleurs et à ceux qui les exploitent. Mais l'actualité nous montre une fois de plus que si l'État est plein de
sollicitude pour les patrons, il a un comportement bien différent vis-à-vis du monde du travail.
Pour mettre le groupe Suez à l'abri d'un rachat par un groupe italien, Villepin vient de décider de lui offrir Gaz de France, entreprise dont il proclamait il n'y a pas si
longtemps qu'elle resterait étatisée.
Aux patrons qui réclament toujours plus de flexibilité pour pouvoir réduire les effectifs de leurs entreprises dès qu'ils le souhaitent, ce même Villepin a offert
successivement le CNE, puis le CPE, qu'il ose présenter comme des contrats à durée indéterminée, alors que dans un cas comme dans l'autre l'employeur
peut pendant deux ans se séparer d'un salarié sans avoir à donner la moindre justification. Et cela avec, en prime, pour le CPE, une réduction des cotisations sociales
au bénéfice de l'employeur... et au détriment de la Sécurité sociale.
Les premiers procès aux Prud'hommes montrent comment les (...)
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