Deux militaires français des forces spéciales opérant sous commandement américain ont été tués samedi 20 mai en Afghanistan, et un troisième
blessé, lors d'affrontements dans le sud du pays. L'information a été donnée par la presse en même temps que celle d'une intensification des combats dans
ce pays où la situation ressemble de plus en plus à celle de l'Irak.
Tout cela rappelle que si Chirac s'est vanté à l'époque de son refus de s'engager, derrière les États-Unis, dans la guerre contre l'Irak, les troupes
françaises participent bel et bien à une autre guerre dans la région, celle que les puissances occidentales mènent en Afghanistan depuis cinq ans.
Pour appuyer les troupes terrestres, le porte-avions Charles-de-Gaulle croise dans la mer d'Oman et les Mirage et autres Super-Etendard, chers au cœur de Dassault, survolent
l'Afghanistan pour lâcher leurs missiles. L'Afghanistan n'ayant pas de façade maritime, cela implique le survol d'un autre pays, le Pakistan. À en juger par la
somme corsée qu'a coûté le seul déplacement d'un autre porte-avions, le Clemenceau, pourtant désarmé celui-là, on devine ce que ces aventures
militaires coûtent au budget!
Et tout cela pourquoi? Pour (...)
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