Le nombre de victimes des déchets mortels déversés à Abidjan, principale ville de la Côte-d'Ivoire, dans une dizaine de décharges à l'air libre,
au milieu des habitations, ne cesse d'augmenter. Ces déchets toxiques ont été transportés par un navire battant pavillon panaméen, appartenant à une
compagnie grecque et affrété par une société multinationale dont les dirigeants seraient français. Ladite multinationale a passé un contrat avec une
société locale qui a traité ces déchets toxiques, sous-produits de raffinage du pétrole, comme de vulgaires eaux sales.
Aux habitants des quartiers concernés, inquiétés par l'odeur nauséabonde, des autorités locales ont répondu, suivant le cas, qu'il s'agissait
d'une campagne de démoustication ou, encore, de mesures de prévention contre le choléra.
Le pouvoir a attendu plus de deux semaines pour réagir, lorsque des manifestations de plus en plus nombreuses, des barricades exprimant la colère des habitants ont menacé de
bloquer la ville. Entre-temps, le bateau avait quitté le port d'Abidjan, l'armateur assurant que le déchargement était légal car il avait toutes les autorisations
nécessaires. Tout en faisant réprimer violemment les (...)
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