Des centaines d'immigrés, hommes, femmes et enfants, sont entassés dans un gymnase de Cachan, en banlieue parisienne, depuis un mois, depuis leur expulsion musclée d'un
foyer d'étudiants où ils avaient trouvé refuge pendant trois ans.
Les interventions policières comme les confrontations politiques qui se déroulent à ce propos ont fait, de ce qui se passe à Cachan, le symbole de la situation des
travailleurs immigrés.
À qui fera-t-on croire qu'un pays riche comme la France est incapable d'assurer un logement aux quelques centaines de personnes entassées dans des conditions infectes,
qu'elles aient un titre de séjour ou pas? D'autant que le maire d'une commune proche propose un bâtiment désaffecté appartenant à l'État, qui
pourrait les accueillir. Mais le préfet, couvert par le ministre de l'Intérieur, Sarkozy, refuse cette solution.
Car multiplier les provocations policières autour du gymnase, les arrestations spectaculaires de sans-papiers suivies d'expulsions, donne à Sarkozy l'occasion de parader à
la télévision et d'afficher sa fermeté sur l'immigration. C'est à l'électorat de Le Pen que Sarkozy s'adresse: «Voyez donc, j'ai le
même programme que Le Pen mais moi, je (...)
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