Laurence Parisot, la présidente de l'organisation patronale Medef, remet ça: elle veut que le licenciement soit « une séparation à l'amiable »
comme dans certains divorces. Comme si les travailleurs licenciés et les patrons qui licencient étaient sur un pied d'égalité!
Les lois réglementant le licenciement sont censées compenser, un peu, l'inégalité entre le patron qui a tous les droits et le travailleur isolé qui n'en a
aucun.
Les gouvernements successifs, de gauche comme de droite, ont déjà offert au patronat une multitude de contrats précaires qui permettent aux patrons de contourner la loi. Mais
même le peu qui en reste gêne le patronat, qui veut pouvoir licencier quand il veut, comme il veut, sans qu'aucun inspecteur du travail puisse s'en mêler.
C'est presque la même chose pour la durée du travail. Prenant position dans la polémique autour des 35 heures, Parisot déclare cyniquement: « Ce qu'il
faut faire, c'est abroger le concept de durée légale du travail. » En d'autres termes, c'est aux patrons de définir celle-ci: faire travailler 40 heures et,
pourquoi pas, 50 heures et plus, les semaines où cela arrange le patron, et moins, voire pas du tout, quand il n'en a pas (...)
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