À l'approche de chaque élection présidentielle, les candidats de droite redécouvrent l'existence des travailleurs, histoire d'essayer de glaner quelques voix de
ce côté-là. En 1995, Chirac avait placé sa campagne sous le signe de la lutte contre la «fracture sociale»... et une fois élu avait chargé son
Premier ministre Alain Juppé de mener une attaque en règle contre le monde du travail, la Sécurité sociale et les retraites.
Aujourd'hui, Sarkozy fait mine de découvrir, comme s'il n'était pas ministre depuis cinq ans, que le niveau de vie des salariés est insuffisant et il prétend
défendre la «valeur travail». Mais derrière ces discours hypocrites, il y a seulement «pour gagner plus il faut travailler plus», ce que Sarkozy appelle le
«libre choix».
Mais les salariés à temps partiel imposé, l'immense majorité des 800000 hommes et des 3 500000 femmes qui travaillent à temps partiel, n'ont pas le
«libre choix». Et ils sont d'autant plus nombreux que la loi, en accordant des exonérations de cotisations sociales à leurs employeurs, encouragent ces derniers à
utiliser largement cette formule.
«Travailler plus pour gagner plus», c'est injurier les travailleurs qui, sur les chaînes de (...)
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