Si le nouveau plan dit de restructuration d'Airbus n'a pas encore été adopté, tout ce qui se discute à son propos parmi les dirigeants de l'entreprise et les
dirigeants politiques français et allemands va dans le même sens : faire payer aux salariés les frais des retards de livraison de l'A380, dont ils ne sont en rien responsables.
« Il ne doit y avoir aucune suppression de sites qui ne soit pas compensée ou organisée », a déclaré Chirac après ses entretiens avec le chef
du gouvernement allemand Angela Merkel. Ce qui est une manière hypocrite de reconnaître qu'il y en aura. Et pour les villes de France comme d'Allemagne qui sont dans le
collimateur, cela risque d'être une catastrophe non seulement pour les milliers de travailleurs visés, mais aussi pour les régions concernées.
Si les gros actionnaires français et allemands sont en désaccord sur la répartition des fabrications... et des bénéfices, ni les uns ni les autres n'ont remis en
cause le projet de supprimer 10000 emplois dans les mois à venir. Et, comme si cela allait de soi, le magazine allemand Focus fait état d'un projet visant à faire passer les
horaires des travailleurs du groupe de 35 à 40 heures, sans augmentation de (...)
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