Malgré le début des négociations entre les directions syndicales, celles de la SNCF et de la RATP et le gouvernement, où ce dernier affirme clairement qu'il
n'entend rien céder sur l'essentiel, la grève a continué dans bien des secteurs. Les cheminots et les agents de la RATP refusent de travailler plus longtemps pour une
pension de retraite plus faible. Ils ont raison. L'augmentation à 40 ans de la durée de cotisation et la réduction de la pension pour ceux qui ne les ont pas atteints sont une
attaque grave contre les conditions d'existence des travailleurs, que rien ne justifie. Quand bien même Balladur l'a imposée aux travailleurs du privé et Raffarin à
ceux de la Fonction publique, cela reste une régression sociale. La seule mesure d'équité serait de revenir à 37 ans et demi de cotisation maximum pour tous avec une
pension correcte.
Mardi 20 novembre, les travailleurs de la Fonction publique, de La Poste, de France Télécom et les enseignants ont fait grève pour revendiquer des augmentations de salaire et pour
protester contre les suppressions d'emplois.
Alors que les prix des produits de première nécessité et les loyers s'emballent littéralement, augmenter les salaires devient (...)
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