La mise en scène médiatique des frasques du président ne fera pas oublier la baisse accélérée du pouvoir d'achat des travailleurs. D'autant moins que
le luxe des escapades de Sarkozy, jet privé, yacht et suites dans des palaces, souligne le fossé entre le monde qu'il représente, celui de ses riches amis et protecteurs, et
les classes populaires poussées vers la pauvreté.
Les travailleurs sont étouffés des deux côtés : leurs salaires sont bloqués alors que tout augmente, les prix de la nourriture, de l'essence, les loyers, les
prélèvements comme les franchises médicales. Ce ne sont plus seulement les catégories les plus vulnérables, chômeurs, retraités, qui s'enfoncent
dans la misère, c'est tout le monde du travail qui s'appauvrit.
Et la ministre de l'Économie de donner ce conseil : « Soyez des consommateurs avisés » ! Comme si les familles ouvrières n'étaient pas
obligées, déjà, de rogner sur toutes les dépenses, non seulement les loisirs ou les vacances, mais aussi les vêtements ou la nourriture. Cela vaut le
« S'ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent de la brioche ! » de la reine Marie-Antoinette, peu de temps avant qu'éclate la Révolution qui a
balayé la reine comme toute la (...)
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