À peine le couple Sarkozy, fraîchement marié, a-t-il fini sa lune de miel, passée en toute simplicité au château de Versailles, que ce monument accueille un
autre cirque largement médiatisé. Les députés et les sénateurs réunis en Congrès sont conviés à adopter une modification
constitutionnelle, pour permettre au Parlement de voter un traité européen qui ressemble comme deux gouttes d'eau à celui que les électeurs avaient rejeté par
référendum en 2005. On nous parle de démocratie, de souveraineté populaire, mais les dirigeants politiques montrent eux-mêmes que tout cela n'est que fariboles.
Quand les dirigeants de l'État font semblant de consulter la population, ils ne tiennent compte de son avis qu'à condition qu'elle dise « oui ».
Mais le mépris dont témoignent le président de la République et son gouvernement à l'égard de la population se manifeste dans bien d'autres domaines,
qui touchent au plus près à la vie et aux conditions d'existence des classes populaires.
Sarkozy a le culot de se présenter comme le président du pouvoir d'achat, alors que celui-ci s'effondre même pour les salariés qui ont un emploi stable, et à
plus forte raison pour les précaires, les chômeurs, les (...)
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