Les grandes entreprises se succèdent pour annoncer leurs bénéfices pour 2007. Ils sont considérables, malgré la crise financière qui s'est pourtant
soldée par des dizaines de milliards d'euros partis dans les fumées de la spéculation.
Parmi les groupes dont le PDG fanfaronne devant ses actionnaires, on retrouve toujours les mêmes noms : Total, L'Oréal, Unilever, Renault, Peugeot et bien d'autres. Il y a aussi,
dans le peloton de tête, ArcelorMittal, 7,5 milliards d'euros de profit pour le groupe et ses actionnaires. Mais sur cette somme il n'y a pas un sou pour sauver les emplois de
l'usine de Gandrange, dont la fermeture a été annoncée.
Le cas d'ArcelorMittal est un des plus choquants de ces grosses entreprises qui font des bénéfices énormes tout en licenciant ou en supprimant des emplois. Mais elle n'est
pas la seule. Michelin, malgré ses bénéfices, ferme l'usine Kléber de Toul, qui lui appartient. Peugeot réduit ses effectifs, en particulier en se
débarrassant des intérimaires et en fermant l'un des deux ateliers de montage à Aulnay.
Ces profits, dont on ose nous dire qu'ils sont indispensables à la bonne marche de l'économie, ne sont utiles ni aux travailleurs à qui on les (...)
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