La décision en a été annoncée le 4 avril au comité d'entreprise : l'aciérie et un laminoir seront fermés sur le site de Gandrange, en Moselle.
600 emplois sur 1 100 seront supprimés (sans parler des conséquences chez les sous-traitants). L'usine fait partie de la société ArcelorMittal, numéro un mondial
de l'acier.
Lorsque le patron d'ArcelorMittal a mis la main sur l'usine, il avait promis qu'il n'y aurait pas de suppressions d'emplois. Qu'un patron fasse de fausses promesses et
qu'il mente à ses ouvriers, ce n'est vraiment pas une nouveauté. En matière de fermeture d'usines, de délocalisation ou de réduction d'effectifs,
c'est même la règle.
Les travailleurs d'une entreprise sont en général les derniers avertis des projets dont ils sont les victimes, planifiés souvent des mois, voire des années à
l'avance. Tout est calculé pour que, le jour de l'annonce, les travailleurs mis à la porte et leur famille n'aient plus que leurs yeux pour pleurer.
Mais Sarkozy en personne s'était rendu à l'usine de Gandrange le 4 février pour promettre devant les caméras qu'il ferait tout pour qu'il n'y ait pas de
suppressions d'emplois. Il avait même promis de donner de l'argent public pour aider (...)
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