Le 30 juin, à France 3, Sarkozy avait déjà montré le mépris dans lequel il tenait les salariés de la chaîne qui avaient osé manifester à
son arrivée, en proférant un « Ça va changer » lourd de menaces. Une semaine plus tard, lors du Conseil national de l'UMP, il a fanfaronné en
prétendant que « désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit ». La phrase était évidemment
destinée à caresser tous ces politiciens réactionnaires dans le sens du poil. Mais elle a par la même occasion suscité des remarques indignées des dirigeants
des grandes confédérations syndicales : ils ont beau ne critiquer que sur la manière les mesures prises par le gouvernement contre les droits des travailleurs concernant les
retraites et la sécurité sociale ; ils ont beau signer avec le patronat des accords qui sont autant de reculs ; ils ont beau ne rien faire pour préparer la riposte du monde du
travail qu'impose la situation, Sarkozy les traite avec la plus parfaite désinvolture.
La direction de la CGT a trouvé que le président de la République « joue avec le feu », le secrétaire général de FO qu'il avait eu
« un mot de trop », celui de la CFDT qu'il avait " une vision archaïque du (...)
lire la suite