Sarkozy a donc réussi à faire adopter les modifications constitutionnelles qu'il proposait, à une voix près. Il n'y a pas de quoi pavoiser ! Ce qui
n'empêche pas les ministres et les porte-parole de la droite de se féliciter, d'autant plus bruyamment qu'ils ont réussi à semer un peu plus la zizanie parmi les
ténors du Parti Socialiste. Il est vrai que ce n'est pas difficile.
Le vote de l'Assemblée et du Sénat réunis en Congrès a beau avoir eu lieu à Versailles, entouré de solennité, l'écrasante
majorité de la population a toutes les raisons de se désintéresser de ces réformes institutionnelles qui ne préoccupent que les états-majors politiques.
L'UMP, le parti de Sarkozy, et ses acolytes ont certes la majorité aussi bien à l'Assemblée qu'au Sénat, mais une modification de la Constitution ne peut
être décidée qu'à une majorité des trois cinquièmes des députés et des sénateurs. Une majorité que le gouvernement
n'était pas certain d'atteindre. Le Parti Socialiste annonçait qu'il n'était pas question pour lui de faire ce cadeau à Sarkozy, trouvant ainsi un terrain
sur lequel ses dirigeants pouvaient se montrer radicaux sans que cela les engage sur le terrain social. De leur côté, (...)
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