Les travailleurs de Continental à Clairoix, dans l'Oise, avaient toutes les raisons d'avoir la rage lorsque le patron a annoncé, du jour au lendemain, la fermeture de
l'usine et leur licenciement. D'autant plus que, quelques mois auparavant, la direction leur avait imposé le retour aux 40 heures hebdomadaires en prétextant que cela
était nécessaire pour sauver les emplois du site, alors que le projet de fermeture de l'usine devait être déjà élaboré !
Comme tant d'autres grandes entreprises qui licencient, Continental a pourtant réalisé l'année précédente des profits respectables, et même
l'usine de Clairoix était encore bénéficiaire. C'est une catastrophe sociale pour toute la Picardie, dont Continental est la plus grande entreprise.
Les semaines précédentes, c'est Total qui a fait scandale en annonçant des licenciements aussi bien dans sa filiale Hutchinson que dans le trust lui-même, alors
qu'il est le champion toutes catégories des profits en France.
Le procédé était tellement grossier que même un ministre s'est lâché en criant « au scandale ». Mal lui en a pris car son chef, le Premier
ministre Fillon, l'a sèchement rappelé à l'ordre. « Un ministre, ça démissionne ou ça (...)
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