Qui se souvient aujourd'hui que le 1er Mai commémore une manifestation ouvrière noyée dans le sang à Chicago en 1886 et que son histoire ici même, en France, est
marquée par une fusillade contre les travailleurs à Fourmies en 1891 ? C'est dire que le 1er Mai était à ses origines une journée de lutte pour les travailleurs.
Elle l'est restée pendant longtemps, même en France où, pour manifester, il fallait se mettre en grève, braver la répression patronale et la mobilisation
policière.
Aujourd'hui, le 1er Mai est une fête officielle. Ironie de l'histoire : c'est un des régimes les plus réactionnaires que la France ait jamais connus, celui de
Pétain, qui a transformé cette journée de lutte des travailleurs en « fête du travail ». Et, depuis, elle est restée un jour férié,
chômé, payé.
Cela fait bien longtemps qu'ici, en France, les défilés traditionnels du 1er Mai n'inquiétaient plus le patronat et le gouvernement. En en faisant un jour
férié chômé payé, la bourgeoisie a fait une concession qui ne lui coûte pas cher.
Pour la première fois, toutes les organisations syndicales se sont mises d'accord pour appeler à manifester ensemble. Elles ont choisi cette journée précisément
parce que (...)
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