Alors que se multiplient les attaques du patronat et du gouvernement contre les salariés, alors qu'il ne se passe pas une semaine sans l'annonce d'une nouvelle vague de
licenciements, alors que se multiplient, notamment parmi les sous-traitants de l'automobile, les cas où les patrons font appel aux CRS ou aux gendarmes pour évacuer des usines
où les travailleurs essaient de se défendre, le début de la campagne des élections européennes du 7 juin apparaît déconnecté des
préoccupations des classes populaires. Et il l'est dans une large mesure.
Comment prétendre discuter de la « construction européenne », alors que le patronat est en train de démolir les conditions d'existence de milliers de familles
ouvrières ? Devant les licenciements massifs et les fermetures d'usines, les salariés ont toutes les raisons de se sentir, tous, menacés. D'autant plus que nombre
d'entreprises qui ne réduisent pas, ou pas encore, leurs effectifs imposent, par le biais du chômage partiel, une réduction plus ou moins brutale des salaires.
Les patrons ne se contentent pas de prélever sur les travailleurs de quoi compenser la diminution de leurs ventes sur les marchés. Ils anticipent l'aggravation de (...)
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