Il y avait une belle brochette de chefs d'État pour fêter le vingtième anniversaire de la destruction du mur qui coupait Berlin en deux. Et, de la télévision
qui consacre émission sur émission à la presse écrite, tous les médias exultent en parlant d'une nouvelle ère de liberté. « Ce
jour-là, le monde a changé », ose même un quotidien.
Un mur avec des barbelés coupant en deux une ville et séparant des familles, c'était certainement une infamie, et on comprend la joie soulevée dans la population de
Berlin par la démolition du mur.
Comment ne pas être écœuré cependant par les congratulations des chefs d'État réunis pour fêter bruyamment la démolition du mur, mais qui
sont responsables de bien d'autres murs qui se multiplient sur la planète ?
Le mur, bien matériel, que l'État d'Israël érige, avec la complicité de toutes les grandes puissances, pour enfermer le peuple de Palestine. Le rideau de
barbelés dressé sur des centaines de kilomètres à la frontière entre les États-Unis et le Mexique, pour empêcher les pauvres d'Amérique
latine de venir chercher du travail sur le sol des États-Unis.
Le mur dont on cherche à entourer l'Europe, au sud comme à l'est, pour empêcher la (...)
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