Une nouvelle tempête financière secoue l'économie capitaliste mondiale. Après plusieurs semaines de hausse, les actions en Bourse se sont mises à baisser, le taux
de change entre monnaies fait le yoyo et les titres représentant les dettes des États s'affolent. Et tout cela, alors que ministres et commentateurs s'époumonent à
affirmer que la crise était en passe de se terminer.
Cela était de toute façon un mensonge, car les licenciements et les fermetures d'entreprises n'ont jamais cessé, signe que l'économie productive, celle qui
crée les biens matériels, celle qui compte, n'avait pas du tout repris.
La reprise n'était que celle des bénéfices des grandes entreprises et des banques ou des profits boursiers. Elle ne concernait que la seule classe capitaliste.
Mais, ce coup-ci, la finance menace le monde d'une nouvelle crise. Le mécanisme fondamental en est limpide. Pour sauver les banquiers et le profit des entreprises, les États leur ont
distribué des milliards d'euros ou de dollars. Non seulement ils ont pris cet argent sur ce qui aurait dû être consacré aux services publics, mais ils se sont aussi
endettés pour des montants sans précédent.
Et l'argent encaissé par les capitalistes (...)
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